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Le Carnet sans gluten Manger sans gluten en Belgique, ville par ville

Voyager sans gluten en train et en route en Belgique

La Belgique se traverse en trois heures, mais une journée de déplacements suffit à se retrouver affamé devant un comptoir de sandwichs. Gares, aires d’autoroute, aéroports, pays voisins : voici ce qu’on y trouve, et surtout ce qu’il vaut mieux emporter.

Train de voyageurs à quai, le soir, dans une gare belge

Dans les gares

Les grandes gares, Bruxelles-Midi, Bruxelles-Central, Anvers-Central, Liège-Guillemins, Gand-Saint-Pierre ou Namur, ont des kiosques, des sandwicheries et des boulangeries de passage. L’offre y est faite de pains, de viennoiseries et de wraps, presque tout au froment. Ce qui reste accessible : les fruits, les yaourts, les salades et les en-cas emballés dont on peut lire l’étiquette. Les petites gares de province n’ont souvent qu’un distributeur, voire rien du tout. Derrière sa vitre, la composition des produits est rarement lisible : n’y achetez que ce que vous connaissez déjà.

Si vous avez une correspondance longue dans une grande ville, sortez de la gare. Les pages Bruxelles, Anvers ou Liège indiquent les quartiers proches où chercher un repas.

À bord des trains

Les trains intérieurs belges n’ont ni voiture-restaurant ni bar : on mange ce qu’on a apporté. Sur les trains internationaux, une voiture-bar propose parfois des encas, rarement sans gluten et sans garantie. Sur un Bruxelles-Arlon ou un Ostende-Eupen, un pique-nique bien pensé fait toute la différence. Le vendredi soir, quand les trains vers la côte ou les Ardennes sont bondés et les retards fréquents, prévoyez large : un trajet d’une heure et demie peut en prendre trois.

Le pique-nique qui tient la route

Pour un trajet de plusieurs heures, les tartines se ramollissent vite. Mieux vaut des préparations qui supportent la chaleur : salade de riz ou de lentilles, galettes de sarrasin roulées autour de jambon et de fromage, œufs durs, bâtonnets de crudités, cake à la farine de riz coupé en tranches. Glissez une lingette pour essuyer la tablette du siège : le voyageur précédent y a peut-être mangé son croissant. Un petit sac isotherme garde le tout frais jusqu’au soir.

En voiture : les aires d’autoroute

Sur la E40, la E411 ou la E19, les aires de service proposent restauration rapide, sandwicheries et boutiques. Ces enseignes doivent pouvoir donner l’information sur les allergènes, mais leurs comptoirs sont saturés de pain et leurs friteuses servent à tout. Les produits emballés de la boutique, chips nature, fruits secs, chocolat, se lisent plus facilement. Le plus simple reste de prévoir un pique-nique et de s’arrêter sur une aire de repos. Sur les nationales, les stations-service n’ont souvent qu’une petite boutique : eau, chips, chocolat, rarement mieux.

Prendre l’avion depuis Bruxelles ou Charleroi

À Zaventem comme à Gosselies, les contrôles de sûreté acceptent la nourriture solide en cabine ; seuls les liquides, les sauces et les yaourts sont limités. Emportez donc de quoi tenir jusqu’à destination. Si votre vol propose un repas, demandez un menu sans gluten au moment de la réservation, souvent sous le code GFML, et rappelez-le à l’enregistrement : il ne peut pas être ajouté à bord.

Dans les pays voisins

Les règles sont les mêmes dans toute l’Union européenne : la mention « sans gluten » garantit au plus 20 mg de gluten par kilo, et les allergènes doivent ressortir dans la liste d’ingrédients. Aux Pays-Bas, cherchez glutenvrij ; en Allemagne et au Luxembourg, glutenfrei ; en France, la même mention qu’en Wallonie. Le logo de l’épi barré se reconnaît partout. Le lexique en trois langues donne les mots des étiquettes.

Les habitudes varient un peu d’un pays à l’autre. Aux Pays-Bas, les supermarchés ont souvent un rayon glutenvrij bien fourni ; en France, certaines pharmacies vendent aussi des pains et des pâtes sans gluten ; en Allemagne, les magasins diététiques et bio sont de bonnes pistes ; au Grand-Duché, les étiquettes sont le plus souvent en français et en allemand. Dans les trois cas, la carte du restaurant s’interroge de la même façon qu’en Belgique.

Arriver un dimanche soir

Le retour de week-end ou l’arrivée tardive dans une location posent souvent le même problème : supermarchés fermés, night shops aux rayons maigres, friterie du coin comme seule option chaude. Gardez de quoi faire un repas complet dans votre sac, ou repérez avant le départ un commerce ouvert le dimanche près de votre point d’arrivée.

La meilleure trousse de voyage

Ces conseils organisent le trajet. Pour savoir ce que votre régime doit exclure, adressez-vous à votre médecin ; la page pour qui donne le contexte.